Singularité
Acrylique sur toile, 2026
152 x 244 cm (60 x 96 po)
9 500 $
Dans Singularité, la pluralité des corps se lit comme une masse informe, qui révèle à l’observateur une multiplicité d’individus emportés par un mouvement commun analogue à une fuite en avant. Dans le sens traditionnel de la lecture occidentale, de gauche à droite, les corps semblent de dissoudre dans une abstraction, le long d’une ligne d’horizon, comme une meute enragée accourant vers un précipice. Le langage plastique du tableau célèbre son statut d’image peinte : les taches, coulisses et coups de pinceaux apparents affirment la planéité de la toile, déployant une figuration qui ne se donne pas à lire trop clairement, préservant un potentiel polysémique.
Le titre de l’oeuvre peut ainsi autant suggérer l’unicité d’une pluralité de corps, qu’évoquer, dans le contexte de l’émergence de l’intelligence artificielle, la singularité technologique – le point de rupture anticipé au-delà duquel la complexité à venir échappe aux capacités cognitives humaines – phénomène exceptionnel et inconnu vers lequel l’humanité semble se précipiter, inexorablement, quitte à se dématérialiser.
Le tableau fait partie de la biennale XL7, qui se tient à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal jusqu'au 16 août.